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ALEJANDRO GONZALEZ INARRITU – THE REVENANT – ATTENTION CHEF D’ŒUVRE !!!

the_revenantAprès le western de Quentin Tarantino, « Les Huit Salopards« , voici celui d’Inarritu (qui sort demain en salles)… Ils ont en commun des espaces enneigés immenses et la violence… Mais c’est à peu près tout ! Tarantino, avec son génie de la mise en scène, orchestrait un huis-clos étouffant, Innaritu, lui nous entraîne dans la nature sauvage et glacée… L’histoire de ce western hors norme tient presque dans son titre « The Revenant », le revenant, car c’est bien à une histoire de revenant que l’on va assister…

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir.

Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

L’histoire est simple et inspiré de faits réels racontés dans  le roman de Michael Punke, qui porte le même nom.

Trois choses font de film une oeuvre parfaitement réussie :

  • les décors qui sont somptueux du début à la fin du film… Le réalisateur a refusé de tourner en studio ou d’utiliser des effets spéciaux; et cela donne un réalisme époustouflant aux prises de vue… La majorité des scènes se passent dans la neige et la glace et parfois on se prend à frissonner pour le héros lorsqu’il plonge dans les eaux glacées…
  • l’interprétation de Leonardo Di Caprio est juste et convaincante… Il est seul une bonne partie du film et il n’a donc que son corps, son visage pour s’exprimer et il le fait de manière fantastique.. On souffre avec lui, on survit avec lui, on se venge avec lui… Pour moi, c’est, sans conteste , le meilleur rôle de sa carrière… Peut-être, enfin, un Oscar pour lui ? A noter aussi la performance de Tom Hardy dans le rôle du « méchant » !
  • la mise en scène est très particulière car elle met le spectateur eu centre de l’action. Surtout dans les scènes, au début du film, où les indiens attaquent le campement, le résultat est parfait… Inarritu confirme qu’il est un grand réalisateur. Lui aussi est en course pour un Oscar !

Le film est aussi une ode à la nature, une sorte de poème lyrique à ces contrées sauvages et dangereuses. Mais qui sont d’une beauté à couper le souffle…

Vous aurez donc compris que j’ai aimé ce film ! Aimé n’est d’ailleurs peut-être pas le mot juste tant ce spectacle de plus de trois heures transporte et réjouit !

C’est d’ailleurs le seul petit bémol, la durée de trois heures est un peu longue, même si l’on ne s’ennuie guère…

Alors un conseil : foncez voir ce film, vous ne le regretterez pas et vous comprendrez la razzia qu’il va faire aux Oscars !!! (c’est dimanche, le 28 février !!)

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QUENTIN TARANTINO – LES HUIT SALOPARD – VIVE LE CINÉMA !!

huit_salopardsEst ce que l’on peut sortir d’une séance de cinéma plus souriant, plus heureux que l’on lorsque l’on est rentré dans le cinéma ? Oui, trois fois oui quand on est allé voir un film de Quentin Tarantino ! Et plus encore avec sa dernière réalisation : « Les huit salopards » ! Car tout est jubilatoire dans ce film… Le scénario est intelligent et rend hommage aux grands classiques du genre, et le genre, ici, c’est le western magnifié par la caméra de Tarantino… Les acteurs sont fantastiques avec les « habitués », Tim Roth, Samuel L. Jackson et les nouveaux venus, Kurt Russel, Jennifer Jason Leigh… Les décors sont particulièrement bien choisis, les paysages enneigés des montagnes du Wyoming faisant écho à l’atmosphère confiné de l’auberge où l’action du film va presque entièrement se dérouler…et puis il y a la réalisation, la mise en scène de Tarntino, un style que l’on reconnait immédiatement, et c’est à cela que l’on reconnait un véritable auteur, un véritable artiste : la capacité à créer son monde, à toujours re-modeler la réalité pour en faire une œuvre d’art…

Alors si il faut résumer ce film, bien que je ne puisse vous révéler l’incroyable révélation du milieu du film, en voici un aperçu :

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route, en diligence, vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, au milieu des montagnes enneigées, ils rencontrent le Major Marquis Warren (Samuel L jackson), un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie

Il faut aussi dire un mot de la violence de ce film… Une violence inouïe, qui surprend, fait sursauter mais surtout qui fait…rire !! Car c’est là le plus grand paradoxe du film, c’est que l’on rit beaucoup, on rit, on éclate de rire à ces scènes parfois dignes du plus grand burlesque… Parfois, il faut tout de même avoir le cœur bien accroché…

Bref, vous aurez compris que j’ai adoré ce film… Pour moi, un des meilleurs de Quentin Tarantino ! Et surtout, ne vous laissez pas rebuter par la longueur du film, plus de 2h40, car on ne s’ennuie pas une seule minute !

Et pour terminer, je veux citer le réalisateur lui-même qui criait au Festival de Cannes : « Vive le cinéma ! » car c’est cela que l’on envie de faire en sortant de la salle…

JAMES DE MONACO – AMERICAN NIGHMARE – DU RÊVE AU CAUCHEMAR AMÉRICAIN

AmericanNightmare-mail-1Un film que j’avais raté lors de sa sortie… Et finalement une bonne surprise ! Un suspense haletant, de bons acteurs et surtout un scénario très original :

Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées. La police ne peut intervenir. Les hôpitaux suspendent leurs services. Une nuit durant, les citoyens sont à même de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre de sanctions. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, une famille va devoir faire un choix – bourreau ou victime ? –
.Un intrus a pénétré dans le quartier sécurisé où vivent James Sandin et sa famille durant le couvre-feu annuel, menaçant leur sûreté.  La famille sera mise à l’épreuve et révélera jusqu’où ils sont prêts à aller pour garantir leur survie face à l’intrusion d’une menace extérieure.
Il revient à James, à sa femme Mary et à leurs deux enfants, Charlie, 14 ans, et Zoey, 16 ans, de faire en sorte que cette nuit ne fasse pas d’eux les monstres dont précisément ils se protègent.

Le récit est construit comme celui d’un western et l’on pense souvent à « Fort Alamo » ou à « Rio Bravo »… La violence est terrible et plonge le spectateur dans une sorte de cauchemar, d’où le titre, American Nightmare, cauchemar américain… Car c’est bien dans un cauchemar que sont plongés les habitants de cette maison…Aucun temps mort, aucun ennui dans ce film, le suspense est présent du début à la fin. et curieusement, malgré ses allures de « blockbuster » hollywoodien il est sacrément efficace sur la dénonciation de la prolifération des armes aux States ! Ethan Hawke en est le héros classique qui défend sa famille jusqu’au bout ! Un film que je vous recommande car il se démarque assez habilement de la production actuelle de films de science-fiction abusant des dystopies.

A noter que la suite, American Nightmare 2, est sorti fin juillet dans les salles…