VICTOR DEL ARBOL – LA TRISTESSE DU SAMOURAI

del_arbolVíctor del Árbol, né en 1968 à Barcelone, est un romancier espagnol, auteur de roman policier.

Il fait ses études supérieures en histoire à l’Université de Barcelone. De 1992 à 2012, il travaille comme fonctionnaire du gouvernement de la Catalogne (corps de la police régionale catalane Mossos d’Esquadra). Il participe également à une émission radiophonique de Ràdio Estel.

Il amorce une carrière d’écrivain avec la publication en 2006 du roman policier El peso de los muertos. C’est toutefois la parution en 2011 de La Tristesse du samouraï1 (La tristeza del samurai), traduit en une douzaine de langues et best-seller en France, qui lui apporte la notoriété. Pour ce roman, il remporte plusieurs distinctions, notamment le prix du polar européen 2012.

Dans « La tristesse du Samourai », il brosse un portrait de l’Espagne des années 40 aux années 80. Il y fait vivre ses personnages qui y apparaissent à des époques et dans des lieux différents… L’histoire est simple, mais la lecture beaucoup moins !!

Comme souvent au début des histoires il y a une femme sur un quai de gare au petit matin.
Mise élégante, talons hauts, gants de cuir, elle dénote parmi des passagers apeurés qui n’osent croire que la guerre est finie. Isabel fait partie du clan des vainqueurs et n’a rien à redouter de ces phalangistes arrogants qui arpentent la gare de Mérida en ce rude hiver 1941. Elle presse la main de son plus jeune fils et écrit à l’aîné, qu’elle s’apprête à abandonner, les raisons de sa fuite. Le train de 4 heures en direction de Lisbonne partira sans elle.
L’enfant rentrera seul chez son père, appâté par le sabre de samouraï de ses rêves qu’un homme vient de lui promettre. Isabel disparaît pour toujours. Quarante ans plus tard une autre femme a commis un meurtre et doit comparaître devant la justice des hommes mais pour cette brillante avocate, cela n’a guère d’importance. Elle est atteinte d’une tumeur cérébrale et c’est à sa mémoire qu’elle doit des comptes.
Au cours d’un procès mémorable, quelque temps auparavant, elle a réussi à faire condamner un policier véreux, ouvrant sans le savoir la boîte de Pandore. Elle a été manipulée en raison d’une tragédie ancienne dont elle ignore tout. Les rejetons d’une famille maudite cherchent à lui faire payer quatre décennies de vengeance et de haine. Des premières années de l’après-guerre à la tentative de coup d’état de février 1981, après un détour par les steppes de Stalingrad, la saga familiale est lourde de complots, d’enlèvements, de trahisons.
Sous un léger vernis de démocrates, les ex-phalangistes continuent de tirer les ficelles. Les personnages et les situations se répondent, marquant trois générations au fer rouge. Les carences affectives ont transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel. La Tristesse du samouraï est un étonnant roman policier qui se joue à merveille de l’opacité d’un contexte historique et un intense thriller psychologique qui mène les personnages aux limites de leurs forces pour sauver l’honneur de la lignée.

L’auteur hésite constamment entre thriller et roman historique; en fait, c’est un roman noir, très noir… On ne peut que reconnaître la qualité d’écriture de Del Arbol qui fait de ce livre un grand roman… Mais certainement pas un roman policier ! Il apparait plus comme un gigantesque règlement de comptes avec la période franquiste en Espagne. Et finalement la meilleure des définitions pour ce livre serait peut-être un roman politique ! Un livre que je conseille car il est très original dans sa conception mais pas aux amateurs de romans policiers classiques ou de thrillers anglo-saxons…

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