Archive pour octobre 2016

FRANCK THILLIEZ – ATOM[K]A – DU FEU NUCLÉAIRE AU FROID MORDANT !

atomkaFranck Thillliez  a crée un « couple  » de policiers que l’on retrouve dans plusieurs de ses romans :

On découvre Lucie Henebelle dans La Chambre des morts, on la retrouve dans La Mémoire Fantôme. Pendant qu’elle officie dans le Nord, Franck Sharko enquête sur Paris dans Train d’enfer pour ange rouge puis il revient dans Deuil de miel. Les deux héros vont se croiser dans un superbe diptyque qui est paru aux éditions Fleuve Noir : Le Syndrome E (octobre 2010) puis Gataca (avril 2011).

Ils sont, ici, confrontés à une enquête particulièrement difficile :

Lucie Henebelle et Franck Sharko, policiers dans la fameuse section criminelle du 36, Quai des Orfèvres, tentent de se remettre d’un drame qui a failli les séparer. Ils essaient de faire un enfant, en vain. Et à quelques jours de Noël, ce qui les attend est loin d’être l’annonce d’un heureux événement. À l’heure où tout le monde rentre se réchauffer, le froid, la mort et les souvenirs maudits guettent.
Une affaire d’envergure démarre alors. Christophe Gamblin, journaliste de faits divers, est retrouvé mort de froid, enfermé dans son congélateur. Sa collègue et amie a disparu, alors qu’elle enquêtait sur un gros dossier dont personne ne connaît le contenu.
Sa seule trace est son identité griffonnée sur un papier, détenue par un enfant errant, très malade, aux organes déjà vieillissants. En parallèle, une ancienne affaire de femmes enlevées refait surface : des victimes jetées vivantes mais inconscientes dans des lacs quasi gelés, et secourues in extremis par des coups de fil mystérieux à la police.
Tandis que l’enquête s’accélère, Sharko est confronté à de vieux démons. Une ombre évolue dans son sillage, jouant avec lui de manière dangereuse, et semblant particulièrement lui en vouloir. Un duel secret et cruel s’engage alors, détruisant le flic à petit feu.

C’est toujours un plaisir de retrouver ces héros du quotidien au fil des livres… On retrouve aussi le style et les thèmes chers à Thilliez, comme il existe des films d’horreur, cet auteur a su créer un genre nouveau, le polar horrifique…  Car dans ce nouvel opus, il faut parfois avoir le cœur bien accroché pour poursuivre la lecture. Mais, malgré tout, on dévore le livre avec passion, avalant ses 600 pages en un temps record !

 

 

PETER BERG – DEEPWATER – UN FILM EXPLOSIF !

deepwater2Le scénario du film est tiré d’une histoire vraie, l’explosion en 2010 de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, au large de la Louisiane; ce fut une des  plus grande catastrophes pétrolières de l’histoire. Le scénario colle à la réalité :
La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams ( Mark Wahlberg), électricien sur la plateforme et père de famille, connaît les risques de son métier mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell (Jack Russel). En revanche, tous se méfient de la société (BP) locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, il sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser… Le seul courage de Mike et ses collègues suffira-t-il à limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l’être ?

Bien sûr, le film ressemble beaucoup à un film catastrophe et il n’évite pas les pièges du genre : présentation des personnages (tous sympathiques sauf les patrons de BP !), incidents puis catastrophe, sauvetage et enfin « que sont-ils devenus ? »…

Malgré tout cela, le film est une vraie réussite… Le cinéma américain sait reconstituer ces catastrophes de manière très réaliste; et ici, c’est encore le cas, avec des images qui clouent le spectateur dans son fauteuil… les acteurs sont crédibles avec une mention particulière à Marc Wahlberg…

La dimension « écologique » est aussi abordée… Et l’attitude des patrons de BP est largement critiquée, leur obstination menant à l’accident final…

Bref, un film à voir, surtout au cinéma où les effets spéciaux prennent toute leur dimension !!

 

HOTEL CALIFORNIA SANS INSTRUMENTS !! UNE CURIOSITE A ECOUTER !!

hotelIl y a des matinées comme ça … Trump s’enfonce aux Etats-Unis, Dufflot est éliminé des primaires écolos… et j’ai trouvé cette pépite sur mon « mur » Facebook… Tout cela suffit à me donner le sourire pour la journée… Un conseil : écouter cette version a capela jusqu’au bout car le solo de « guitare » à la fin vaut le détour…

MOBY – THESE SYSTEMS ARE FALLING – EN FAILLITE, NOS SYSTÈMES SONT !!

mobyMoby revient… Tel qu’en lui-même ! L’artiste engagé  nous a concocté un album où il s’interroge sur l’avenir de notre planète; toujours concerné par l’environnement et la cause animale, Moby s’inquiète aussi du rôle de l’homme dans nos société modernes….

« Ces systèmes étaient censés nous protéger, nous rendre libres, mais au lieu de cela ils ont pollué notre air, tué les animaux, charcuté la terre –  et nous ont détruits (…) nous sommes plus malheureux que jamais » avait-il expliqué dans un communiqué. Moby, profondément militant, végétalien et anti-Trump a lancé un festival vegan, le Circle V Festival, qui aura lieu le 23 octobre prochain à Los Angeles.

Musicalement, on n’a pas de véritables surprises, mais on retrouve avec plaisir la touche Moby. Comme il le dit lui-même : « J’y ai mis tout ce que j’aime : du punk, du post-punk, de la new-wave, de la rave euphorique et des hurlements. »

BOB DYLAN PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE : UNE BONNE SURPRISE !!

bob-dylanA dire vrai, très souvent l’annonce des Prix Nobel ne suscite que peu d’intérêt… Celui qui a inventé la dynamite avait créé ces prix pour faire profiter scientifiques et écrivains de sa manne financière… Comme une sorte d’expiation… Et depuis 1901, les prix Nobel de littérature ont consacré de grands écrivains mais sans guère de surprises… Et hier, le 13 octobre 2016, un musicien a été honoré, pour la première fois ! Et pas n’importe quel musicien : Bob Dylan ! Pour ma génération, c’est une sorte de consécration pour celui qui est un auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre et avant tout un poète américain. Pour une fois que l’on n’a pas attendu qu’il soit mort pour reconnaître son talent !!!

Bob Dylan, de son vrai nom Robert Zimmer­man, naît le 24 mai 1941 dans le Minne­sota. La figure iconique du folk rock se passionne dès l’en­fance pour la coun­try et le blues. A 20 ans il s’ins­talle à New York dans le quar­tier bohême de Green­wich où vivent notam­ment les artistes de la Beat Gene­ra­tion. Si Dylan peine d’abord à impo­ser sa voix rauque et son style jugé éton­nant, il réus­sit pour­tant à assu­rer les premières parties du blues­man John Lee Hooker. Bob signe un contrat avec la Colum­bia Records et soutenu par son mentor Johnny Cash, ses premiers succès sont diffu­sés à la radio.

Grâce à Blowin’ in the wind, compo­sée en avril 1962, le folk mili­tant et poétique du jeune compo­si­teur touche les Améri­cains qui luttent contre la guerre au Viet­nam et les conser­va­tismes. Son enga­ge­ment poli­tique en faveur des droits civiques des Noirs améri­cains vaut à chacune de ses chan­sons de deve­nir l’hymne de cette géné­ra­tion qui refuse le modèle d’après-Guerre.

A l’in­ter­na­tio­nal, sa rencontre avec les Beatles s’avère déter­mi­nante. A l’orée des années 1970, il renoue avec son amour pour la coun­try et l’opus Nash­ville Skyliendes du rock : Mark Knop­fler, Bono, ou encore Tom Petty.ne paraît. L’an­née suivante, il tourne dans le western Pat Garett et Billy the Kid du sulfu­reux Sam Peckin­pah. Depuis 1997, il ne cesse d’en­chaî­ner les tour­nées à travers le monde, notam­ment avec d’autres légendes du rock : Mark Knop­fler, Bono, ou encore Tom Petty.

Maintenant, il ne reste à l’Amérique qu’à voter pour Hillary Clinton le 8 novembre prochain…

How does it feel, how does it feel?
To be without a home
Like a complete unknown, like a rolling stone

 

 

MARC ELSBERG – BLACK OUT – DEMAIN IL SERA TROP TARD…

black_outPar une froide soirée d’hiver, le réseau électrique européen commence à lâcher. De nombreux pays s’enfoncent dans l’obscurité et plusieurs centrales nucléaires mettent en danger la vie de millions d’êtres humains. Menace terroriste ou défaillance technique ? Piero Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable. Avec l’aide d’un policier français d’Europol, François Bollard, Manzano s’engage dans une véritable course contre la montre face à un adversaire aussi rusé qu’invisible.

Ainsi pourrait se résumer le livre de Elsberg… Mais c’est beaucoup plus que cela, qu’un simple thriller sur fond de crise énergétique. D’abord, la forme : il s’agit d’une sorte de roman choral où plusieurs personnages interviennent aux quatre coins de l’Europe puis du monde. Cela donne un rythme évident au livre et en fait ce que les américains appellent un « page turner », c’est-à-dire un livre que l’on ne peut plus lâcher une fois commencé… Et c’est bien le cas ici, on lit jusqu’à la dernière page ce thriller hors-normes.  Car même s’il est classé dans les romans policiers, il n’a rien à voir avec ce genre littéraire et Marc Elsberg, a inventé un nouveau genre que l’on pourrait nommer « thriller écologique » ! Car c’est bien de cela qu’il s’agit, en creux, durant tout le roman, c’est la question de l’avenir (du présent ?) de notre société engluée dans ses problèmes d’alimentation en énergie… La description en est tellement réaliste que Marc Elsberg est devenu consultant dans de nombreux colloques sur ce sujet !

Un roman que je vous recommande car il décrit une apocalypse qui parait, somme toute, assez réaliste. Ce qui est en même temps passionnant et effrayant…