NICOLAS WINDING REFN – THE NEON DEMON – UNE FABLE ATYPIQUE…

neon_demonVoilà un film réussi et … dérangeant… D’abord, il semble impossible à classer dans les genres prédéfinis du cinéma « classique », est-ce un film d’horreur, un thriller, une comédie dramatique ? La meilleure définition, un peu abrupte, serait de dire que ce réalisateur, Nicolas Vinding Refn (le réalisateur de Drive)  est le fils caché de Davide Lynch et de David Cronenberg… En effet, on se retrouve dans des ambiances proches des univers de ces deux cinéastes, ce qui est plutôt un compliment ! L’histoire, le scénario sont classiques :

Jesse (Elle Fanning), une jeune fille souhaitant devenir mannequin, se rend à Los Angeles pour réaliser son rêve. Celui-ci tourne très vite au cauchemar lorsqu’elle réalise qu’elle est l’objet de tous les désirs de femmes obsédées par sa beauté et sa vitalité et qui sont prêtes à tous les moyens nécessaires pour s’en emparer.

La mode racontée comme un mythe, c’est ce que laisse entendre le réalisateur dans une interview à l’Express :  « Et tel Narcisse qui tombe amoureux de son portrait sans pouvoir le saisir, mon héroïne se fait dévorer par son entourage parce qu’elle représente ce que tout le monde recherche: la virginité, la beauté, l’innocence… » Face aux diables et surtout diablesses du monde de la mode, Jesse est une sorte d’ange descendue du ciel…

Mais ce n’est pas cette histoire, que l’on a vu des dizaines de fois, qui intéresse mais la façon dont elle traitée… On peut dire que ce film est esthétique sinon esthétisant, ce qui semble logique pou un film qui parle du monde de la beauté ! Les décors sont sublimes (Los Angeles of course !!), les cadrages stupéfiants et la musique omniprésente; bref une mise en scène pleine de personnalité tout en évitant ce côté « clip vidéo » qui souvent cache une certaine superficialité…

On ne peut parler de ce film sans parler de la performance de Elle Fanning, absolument stupéfiante malgré / ou à cause de son jeune âge…Elle joue parfaitement les deux facettes de son personnage, la « provinciale  » qui arrive, naturelle et fraîche à LA puis la gravure de mode belle et artificielle. Elle est l’atout majeur du film et tient l’histoire du début jusqu’à la fin (ou presque !!). Keenu Reeves fait une apparition dans le film dans un rôle…ambigu !

Au début de ce post, je parlais de film d’horreur; en effet la fin du film, les dernières quinze minutes, bascule dans un déluge de scènes dérangeantes et difficiles à supporter mêlant cannibalisme et nécrophilie… Mais cela correspond au reste du film et cela le conclut  d’une manière assez magistrale…

 

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