LAURIE DARMON – MESURE PREMIÈRE – DÉLICAT ET SUPERBE !!

laurie_darmonJ’entends souvent, en ce moment, des voix qui disent que c’était mieux avant, que les vrais chanteurs n’existent plus, que la période des années 60 était l’âge d’or de la musique française… Comme quoi, il n’y a pas qu’en politique qu’il existe des « déclinistes », il y a aussi les « déclinistes » de la chanson… Et ceux là doivent être calfeutrés chez eux et ne rien écouter si ce n’est des radions généralistes… Car c’est bien le contraire qui se passe en ce moment, avec des chanteurs, des chanteuses, des groupes passionnants dans tous les styles de musique. La preuve en est cette nouvelle découverte, Laurie Darmon, qui séduit dès la première écoute… Tout est réussi dans ses chansons  : les textes, la musique et surtout cette voix  qui charme immédiatement.

Elle est le  Coup de Cœur Spotify pour 2016 et a sorti un premier EP, « Mesure Première », en attendant le deuxième, « Mesure Seconde » le 4 mars. Elle a fait les premières parties de Thomas Dutronc et la Grande Sophie…

A n’en pas douter nous entendrons bientôt parler de Laurie…

Et voici sa biographie :

Laurie Darmon a 24 ans et un parcours à plusieurs mesures.

D’abord,  il y a la musique. Avant les mots d’enfant, avant les maux des grands, avant d’aller dormir, il y a le magnétophone et les chansons qu’un père compose après le travail, et tous les week-end, et qui sont là pour bercer ses enfants. Ensuite il y a le reste, le pire. La passion qui se déclare. La phrase tombe fatalement lorsqu’elle a 19 ans, après quinze années de piano, un parcours scolaire studieux, de la guitare, de la batterie, des chansons nées entre deux cours ou dans la lumière nocturne des questionnements adolescents.  Laurie poursuit alors des études de droit à la Sorbonne. Un amphi et des élèves concentrés autour d’elle, et sa mine un peu triste parmi eux. Des histoires juridiques qu’elle suit avec intérêt, mais qui ne la transcendent pas. L’arrière-goût de la frustration plane désormais un peu, puis un peu plus, et la pousse à faire ce pas qu’elle n’osait pas : la scène. Un soir de novembre 2011, elle propose son premier concert. Elle a 20 ans, un piano sous les doigts, trois musiciens qui l’accompagnent, et une heure devant le public plongé dans le noir. Laurie entre sur scène, puis Laurie sort de scène, mais un monde la sépare d’avant cette heure de concert. Là bas il n’y avait pas d’arrière-goût, ni d’anxiété. Il y avait des gestes libérateurs qui n’ont pas leur place au quotidien, des madeleines de Proust chargées des rêves refoulés d’une petite fille qui voulait toujours faire des spectacles à qui voulait bien regarder, et enfin, il y avait un échange comme elle n’en a jamais connu auparavant. Laurie se promet de tout faire pour que la scène se repasse à long terme. Diplômée en droit en juin 2013, elle peut enfin se consacrer à l’élaboration de son véritable projet musical. En septembre 2013, elle entame ainsi la réalisation de son premier disque, un EP de 5 titres dans lequel elle met ses souvenirs, son insouciance, son endurance et ses sourires. Elle s’entoure d’une équipe qui va, qui vient, qui est en mouvance et qui s’installe petit à petit, composée d’arrangeurs, de musiciens, d’ingénieurs du son, de directeurs artistiques. Les étapes à franchir ensuite – réalisation, enregistrement des instruments et des voix, mix et mastering – s’achèvent finalement en juillet 2014. Quelques neuf mois furent ainsi nécessaires à ce qu’elle décrit comme un accouchement d’elle-même, ce disque auto-produit qu’elle a pensé, repensé, construit, déconstruit, reconstruit, et qui est enfin né. Bercée par la bossa nova et la variété française, Laurie propose une musique qui mélange les sons, les couleurs et les humeurs, et où les mots viennent battre la mesure dans un élan tantôt chanté, tantôt parlé. Si ses compositions ont toutes une première vie au seul son d’un piano, son instrument de formation, elle a cependant voulu leur donner un second souffle plus mature et s’est entourée de deux réalisateurs, Wladimir Pariente et Martin B. Janssen, et de plusieurs musiciens dont François Villevieille (du groupe Eléphant), avec lesquels, en prenant le temps qu’il fallait, elle est parvenue à approcher au mieux ce qu’il y avait dans sa tête. Un monde musical où les mélodies sont soleil, les rythmiques sont colères, et la voix murmure fort et s’emporte doucement. Une rencontre hasardeuse entre la chanson française, la poésie et un flow aux frontières du slam, sur laquelle Laurie pose des histoires personnelles.

Elle y raconte une version libre de ce qui vient peupler une vie, et prend soin de ne jamais trop en dire pour laisser libre cours à l’imagination naturelle des auditeurs.

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