QUENTIN TARANTINO – LES HUIT SALOPARD – VIVE LE CINÉMA !!

huit_salopardsEst ce que l’on peut sortir d’une séance de cinéma plus souriant, plus heureux que l’on lorsque l’on est rentré dans le cinéma ? Oui, trois fois oui quand on est allé voir un film de Quentin Tarantino ! Et plus encore avec sa dernière réalisation : « Les huit salopards » ! Car tout est jubilatoire dans ce film… Le scénario est intelligent et rend hommage aux grands classiques du genre, et le genre, ici, c’est le western magnifié par la caméra de Tarantino… Les acteurs sont fantastiques avec les « habitués », Tim Roth, Samuel L. Jackson et les nouveaux venus, Kurt Russel, Jennifer Jason Leigh… Les décors sont particulièrement bien choisis, les paysages enneigés des montagnes du Wyoming faisant écho à l’atmosphère confiné de l’auberge où l’action du film va presque entièrement se dérouler…et puis il y a la réalisation, la mise en scène de Tarntino, un style que l’on reconnait immédiatement, et c’est à cela que l’on reconnait un véritable auteur, un véritable artiste : la capacité à créer son monde, à toujours re-modeler la réalité pour en faire une œuvre d’art…

Alors si il faut résumer ce film, bien que je ne puisse vous révéler l’incroyable révélation du milieu du film, en voici un aperçu :

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route, en diligence, vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, au milieu des montagnes enneigées, ils rencontrent le Major Marquis Warren (Samuel L jackson), un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie

Il faut aussi dire un mot de la violence de ce film… Une violence inouïe, qui surprend, fait sursauter mais surtout qui fait…rire !! Car c’est là le plus grand paradoxe du film, c’est que l’on rit beaucoup, on rit, on éclate de rire à ces scènes parfois dignes du plus grand burlesque… Parfois, il faut tout de même avoir le cœur bien accroché…

Bref, vous aurez compris que j’ai adoré ce film… Pour moi, un des meilleurs de Quentin Tarantino ! Et surtout, ne vous laissez pas rebuter par la longueur du film, plus de 2h40, car on ne s’ennuie pas une seule minute !

Et pour terminer, je veux citer le réalisateur lui-même qui criait au Festival de Cannes : « Vive le cinéma ! » car c’est cela que l’on envie de faire en sortant de la salle…

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