FRED VARGAS – L’ARMEE FURIEUSE – FURIEUSE OU CURIEUSE ?

9782290041000_LArmeeFurieuse_couv.inddFred Vargas est une auteure de romans policiers toujours très originaux… Elle a créé un héros récurrent, commissaire de police à Paris, Jean-Baptiste Adamsberg. C’est un enquêteur hors normes qui résout les affaires criminelles de manière très intuitive… On le retrouve donc, ci, pour sa neuvième enquête et c’est toujours le même plaisir de le retrouver égal à lui-même tout au long des pages… Ignorant la hiérarchie, anarchiste, poète, lucide et finalement meneur d’hommes ! Fred Vargas imagine une brigade criminelle où se croisent une boulimique, un hyper­somniaque, un zoologue passionné d’ichtyologie, un puits de science et d’érudition porté sur le vin blanc… Ici l’histoire nous mène en Normandie à la limite du surnaturel :

« – Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée  furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi. –  C’est une association ? – L’Armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La  Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ? – Non, dit Adamsberg en  soutenant son regard stupéfait. – Mais vous ne connaissez même pas son  nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle. – Je suis désolé, dit  Adamsberg. Veyrenc, l’Armée furieuse, vous connaissez cette bande ? Un  air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. –  Votre fille l’a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ? – Là où elle  passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.  Veyrenc retint discrètement le commissaire. – Jean-Baptiste, vraiment,  tu n’as jamais entendu parler de ça ? Adamsberg secoua la tête. – Eh  bien, questionne Danglard, insista-t-il. – Pourquoi ? – Parce que, pour  ce que j’en sais, c’est l’annonce d’une secousse. Peut-être d’une sacrée  secousse ». Nul doute que la fratrie « maudite » du village normand  rejoindra la galaxie des personnages mémorables de Fred Vargas. Quant à  Momo-mèche-courte, il est le fil conducteur de la double enquête que  mène ici le commissaire Adamsberg, confronté à l’immémorial Seigneur  Hellequin, chef de L’Armée furieuse.

Mais ce qui est le plus important dans ce livre, c’est le plaisir que l’on prend à le lire; plaisir à retrouver le commissaire Adamsberg et ses acolytes, plaisir à lire la prose de Vargas et ses digressions poétiques, plaisir à suivre l’intrigue (les intrigues plutôt !) policière (s)…

 

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