POLKA MAGAZINE – SPECIAL WILLIAM KLEIN A BROOKLYN – MARS / AVRIL 2014

Polka25_couvPolka  Magazine a été créé en 2007 et publie des photo-reportages. C’est, d’après moi, un des meilleurs magazine de photos à l’heure actuelle. C’est un bimestriel ; dans ce numéro de mars-avril 2014, c’est William Klein qui est à l’honneur (pas moins de 48 pages !). Voici la chronique que lui a consacré Alain Genestar sur l’antenne de France-Info (partenaire de Polka) :

William Klein est l’un des plus grands photographes encore vivant. Né en 1928, il a marqué le XXe siècle avec son écriture très particulière. Jean de Loisy, le patron du Palais de Tokyo explique que ces clichés sont « toujours une bagarre”. Artiste révolutionnaire dans les années 60, il l’est encore.

William Klein démontre, par ce reportage dans Polka, qu’il est aussi un photographe du XXIe siècle puisqu’il sait maîtriser les techniques actuelles. En août dernier, dans les rues de Brooklyn à New York, il utilise pour la première fois un appareil photo numérique. Jusqu’à présent, il était resté à l’argentique. Et, dernièrement, comme il a une énorme carrière derrière lui, il consacrait beaucoup de son temps à organiser des expositions, telle celle qui a lieu en ce moment à la FOAM à Amsterdam.

Avant de partir, lorsqu’il m’a annoncé son projet, il avait cette émotion du débutant. A son retour, il est très pudique et parle peu de ce qu’il a fait. J’ai attendu plusieurs semaines avant qu’il me montre le résultat. J’étais ému: en peu de temps, cet homme a appris la nouvelle langue du numérique et l’a mise au service de sa pratique. 

William Klein est connu pour ses “accidents” photographiques – grain prononcé, contrastes forts, flous fréquents. Le numérique comportait un risque de taille: rendre l’image plus – trop – lisse. Ce n’est pas le cas. Dans les récentes photos de l’artiste transparaît toujours son talent pour les cadrages inusités. Il photographie toujours comme un boxeur qui va vers les gens. Quand Picasso change de pinceau, il reste Picasso. Quand William Klein change d’appareil photo, il reste William Klein.

Editer ce portfolio de quarante-huit pages a été un véritable bonheur. Chaque double en appelle une autre et nous fait découvrir Brooklyn, tel qu’il est aujourd’hui, flamboyant, coloré, bigarré.

En une, le sourire de Mister Coney Island qui se trouve à l’entrée de Luna Park. C’est un signe adressé aux Français. Le pays n’est pas en forme; tout est gris, tout est morose. Et bien voilà un sourire éclatant, pris par un « jeune homme » qui ne baisse jamais les bras, qui s’acharne. Il nous montre un bel exemple. La vie ne s’arrête pas. 

Mais il n’y pas que ce portfolio dans le magazine, voici le reste du sommaire :

  • Révolution de Kiev : la glace et le feu
  • Xavier Niel : 1000 start-up à Paris
  • Paparazzi : les voyous entrent au musée
  • Centenaire 14-18 : enfants de la patrie
  • Drones : l’info vue du ciel

 

 

Publicités
  1. J’aime beaucoup cette revue, je la trouve exigeante et belle. Cela dit, j’ai été un peu déçu par les photos de Klein dans ce numéro. Certaines sont très belles, mais beaucoup ne m’ont pas touché.

  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :