DONALD WESTLAKE – MEMOIRE MORTE

westlake_memoire_morte1Étonnant, ce roman « Mémoire Morte »; en effet ce n’est pas un roman policier, ni un thriller plutôt un « roman noir » ! Pourtant Donald Westlake est un spécialiste des romans policiers, surtout à travers ses personnages récurrents  John Dortmunder, cambrioleur professionnel aux aventures rocambolesques poursuivi par la poisse et Parker (sous le pseudonyme de Stark), jumeau sérieux de Dortmunder, un cambrioleur froid, cynique et efficace. Westlake est mort en 2008 et ce livre « Mémoire Morte » est paru, de manière posthume, en 2010 (il avait pourtant été écrit en 1963 !). Il faut croire qu’il ne correspondait pas à l’époque à l’image que voulait donner Westlake d’auteur de romans policiers « classiques ». Ici l’intrigue est simple :

Paul Edwin Cole vient de se réveiller après des jours dans le coma. Il ne se souvient que d’une chose : un homme se jette sur lui pour lui fracasser le crâne avec une chaise.

Acteur en tournée dans une ville de l’Amérique profonde, Cole a commis l’erreur fatale de s’intéresser à une femme mariée. Bilan, le mari jaloux l’a envoyé à l’hôpital dont il lui faut maintenant régler la facture, ce qui le laisse sans le sou. Et, séquelle du coup sur la tête, sa mémoire lui joue des tours. Une catastrophe pour un acteur.

Le mieux serait de regagner New York où il réside, et la police locale se charge de lui faire comprendre que le plus tôt serait le mieux. Mais comment faire quand on n’a pas de famille sur qui compter, pas d’argent, quasiment pas de bagages et surtout, en lieu et place de souvenirs, un grand vide ?

Tout le livre se résumera à cette double quête de Cole : une recherche d’argent pour  rentrer à New York et la quête de sa mémoire (presque) disparue… Baigné d’un humour cynique, ce roman ne nous laisse pas indifférent car il traite d’un sujet universel : la perte d’identité lié à la perte de mémoire. Cole perd tout dans cette aventure, ses souvenirs, ses amis, son métier, sa famille, son statut dans la société… Angoisse suprême de ne plus savoir qui l’on est, qui l’on connait, qui l’on aime…

Malgré l’intrigue minimaliste, on suit avec passion les aventures de ce « voyageur sans bagages » dans l’Amérique des années 60 et on ne lâche ce livre que la dernière page lue…

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