Archives de septembre 2013

PINK FLOYD – HORS SERIE COLLECTOR DU MAGAZINE ROLLING STONE

197_1378493940_rs-hs-fpA l’occasion du concert « The Wall » de Roger Waters au Stade de France le 21 septembre (vidéo ci-dessous !), le magazine Rolling Stone sort un Hors Série « collector » sur ce groupe mythique « Pink Floyd ».

Rolling Stone est un magazine mensuel américain sur la pop culture mais à dominante musicale, créé à San Francisco en 1967.

Le titre est aujourd’hui publié dans dix-huit pays, dont la Chine, l’Inde, ou la Russie. L’édition en langue française a été lancée en 1991 par Lionel Rotcage, ancien journaliste à Libération.

Ce Hors Série se présente comme une compilation d’articles sur Pink Floyd balayant toutes les facettes de ce groupe que l’on connait plus par ses tubes incontournables que par son histoire.

Pour les fans de la première heure, dont je suis, c’est un véritable plaisir de (re)retrouver des informations, des anecdotes, tout cela avec une certaine nostalgie… Pour les autres, c’est une découverte de l’univers du groupe, des musiciens qui l’ont composé au fil des ans, de la discographie, des concerts… en fait une « somme » très complète !

A noter un dossier sur le concert « The Wall » joué par Roger Waters en tournée cet automne.logo_pf

Pour vous donner une idée de ce hors-série, voici son chapitrage :

– The Wall en tournée

– Technicolor Dream (Le Londres psychédélique au milieu des années 60)

– The Piper at the Gates of Dawn (Le premier disque…)

– Chaos et Création (Les disques Ummagumma et Atom Heart Mother permettent au groupe de sortir de l’underground)

– Dark Side of the Moon (album le plus mythique !)

– Wish You Were Here

– Les obsessions du Floyd (Les thèmes récurrents du groupe)

– The Wall (L’autre album phare du groupe)

– The Final Cut ?

– Ten of these days (10 jours qui ont compté plus que les autres dans la vie du groupe)

– Discographie

– Storm Thorgerson (Le designer du groupe, celui dont les conceptions visuelles épousaient la musique des Floyd)

Et puisque on parle des PInk Floyd, je ne peux pas résister au plaisir d’exhumer trois pépites du groupe : « Shine on you crazy diamonds » -(Wish you were here) – Confortably Numbs (The Wall) – Money (The Dark Side of the Moon)

LES HEROS & HEROINES RECURRENTS DE ROMANS POLICIERS – JAMES LEE BURKE – DAVE ROBICHEAUX

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Après Kay Scarpetta (Patricia Cornwell), Harry Bosch ( Michael Connelly) et Kurt Wallender (Henning Mankell), voici aujourd’hui Dave Robicheaux.

Dave Robicheaux est un inspecteur de police (au début de la série) créé par James Lee Burke.

Comme Harry Bosch, il a été traumatisé par la guerre du Vietnam et cela influera sur son attitude pendant ses enquêtes. Mais le principal, le primordial même, dans les enquêtes de Robicheaux, c’est le lieu où se déroulent celles-ci. En effet, toute la série est situé en Louisiane, souvent à la Nouvelle Orléans; et cette région, cet état devient un des personnages de Burke, je dirai même le personnage central ! Robicheaux sera confronté aux crimes les plus sordides, à la mafia, mais le décor dans lequel il évolue et qu’il apprécie ce sont les bayous, les bars où l’on joue du zydéco,la cuisine  du sud des états unis,  la Nouvelle Orléans et ses bas-fonds… Burke nous décrit à merveille cette Louisiane, loin du tourisme, évoluant mais pas toujours dans la bonne direction… (les puits de pétrole au large du delta du Mississipi…).

De livre en livre, Dave Robicheaux surmontera bien des épreuves, surmontant son alcoolisme et ses tendances dépressives… Il perdra sa femme, assassinée, se remariera et adoptera une petite fille… (cette petite fille porte le nom de Alafair qui est le prénom de la fille de Burke…).

Une série passionnante tant par ses histoires policières, violentes et réalistes, que par le personnage central de Robicheaux que l’on a un réel plaisir à retrouver au fil de ses enquêtes. Ici encore, je vous recommande une lecture dans l’ordre chronologique de parution…

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The neon rain (1987) : La pluie de néon (1996)
Heaven’s prisoners (1988) : Prisonniers du ciel (1991)
Black cherry blues (1989) : Black cherry blues (1992)
A morning for Flamingo (1990) : Une saison pour la peur (1993)
A stained white radiance (1992) : Une tache sur l’éternité (1994)
In the electric mist with confederate dead (1993) : Dans la brume électrique des morts confédérés (1995)
Dixie city jam (1994) : Dixie city (1996)
Burning angel (1995) : Le brasier de l’ange (1998)
Cadillac jukebox (1996) : Cadillac juke-box (1999)
Sunset limited (1998) : Sunset limited (2002)
Purple can road (2000) : Purple can road (2005)
Jolie blon’s bounce (2002) : Jolie blon’s bounce (2006)
Last car to Elysian fields (2003): Dernier tramway pour les Champs-Elysées (2008)
Crusarder’s cross (2005) : L’emblème du croisé (2009)
Pegasus descending (2006): La descente de Pégase (2010)
The tin roof bloodtown (2007) : La nuit la plus longue (2011)
Swan peak (2008) : Swann Peak (2012)
The glass rainbow (2010) : L’arc-en-ciel de verre (2013)
Creole belle (2012) (inédit en français)
Light of the world (2013) (inédit en français)

FOREST SWORDS – ENGRAVINGS

Engravings_750_750_90_sCe groupe est originaire de Liverpool, mais là s’arrête une quelconque comparaison avec les quatre garçons dans le vent…

Car Forest Swords ne fait pas dans la ballade ou la ritournelle… Leur musique est proche de l’expérimentation… Une pop déstructurée, de l’électro planante ou l’inverse une pop planante, de l’électro déstructuré ?

A la première écoute, comme pour Mariee Sioux, on a l’impression d’être convié à un rite chamanique quelque part dans les plaines du Far West… ou à fumer le calumet de la paix…

Cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu de la musique aussi « planante », le temps de mon adolescence où nous attendions, avec impatience, la sortie des disques (vinyles !!) de Tangerine Dream ou des PInk Floyd… Mais la nostalgie n’étant décidément plus ce qu’elle était, c’est un groupe actuel, britannique qui nous replonge dans cet univers musical.

Forest Swords vient de sortir un nouveau disque « Engravings » d’où sont extraits les morceaux ci-dessous… Nostalgie ou pas, madeleine de Proust ou pas, prenez la peine d’écouter et de vous laisser envoûter…

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PUCHOL & RODOLPHE – LE DOCTEUR PETIOT – BD – SERIE ASSASSINS N°1

Assassins1_09032009_231720Les éditions Casterman ont créé une série de bandes dessinées consacrées aux grands criminels : « Assassins ».

Voici comment cette série est présentée  :

À l’instar des biopics au cinéma, cette  série propose une suite de portraits biographiques (indépendants les uns des autres, mais réunis par leur thématique commune) consacrés à des criminels hors du commun. Certains de ces assassins sont célébres, d’autres de quasi-inconnus; tous ont en partage d’avoir véritablement existé et, surtout, d’avoir exercé sur leurs semblables une irrépressible fascination. Après Petiot en 2008, Le Vampire de Dusseldorf en mars 2009 et Violette Nozière en mars 2010 composeront un premier tryptique. Comment bascule-t-on dans l’horreur, le sang, la violence et la mort? Et comment ces gens peuvent-ils à la fois être si monstrueux et tellement nous ressembler?

Le premier que j’ai lu est le premier de la série ! Il est consacré au Docteur Petiot, célèbre criminel s’il en fut ! Mais curieusement si on connait bien son nom, on connait peu son histoire et c’est déjà une qualité de cette bande dessinée de nous permettre de connaître son histoire…

Condamné pour 27 assassinats (il en a revendiqué 63 !), ce personnage est ambigu et complexe. Il fut tout à la fois monstre et héros, collabo et résistant, interné et interne des hôpitaux ! Courageux et ignoble, il ne laisse pas indifférent soixante ans après son exécution…

De facture très classique, cette BD n’emporte pas l’enthousiasme. Le récit se borne à la biographie de Petiot et devient vite monotone… Le dessin de Puchol, par contre, colle bien à l’atmosphère de l’histoire (avec un petit et un grand H), la période de l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale.

Le deuxième volume  concerne « Le Vampire de Dusseldorf », celui qui a inspiré « M le Maudit », je vous en parle très  bientôt…

MARIEE SIOUX – FACES IN THE ROCKS

siouxJ’adore ce nom : « Mariee Sioux »… Comme si dans son patronyme, cette chanteuse exprimait déjà toutes ses origines et ses influences… Car, oui, Mariee est d’origine indienne (d’Amérique !), pas sioux, mais aussi d’origine hongroise et polonaise par son père…

Et dès que l’on entend sa musique on embarque pour les grands espaces de l’Ouest Américain; mais pas au niveau du sol, on décolle et on plane au-dessus du Colorado et de ses mesas…

On choisit son animal-totem, l’aigle bien sûr, et on plane en écoutant la voix cristalline de Mariee  Sioux…

Comment définir cette musique ? Folk ? Indienne ? La musique de la nature , des rivières, du vent, des Mariee+Siouxchants d’oiseaux incarnés dans la voix de cette chanteuse hors-norme…

Musique faite de peu de choses, des flûtes (indiennes encore !), de la guitare, des petites percussions, un peu d’accordéon et bien sûr cette voix…

On peut dire qu’écouter Mariee SIoux est une expérience… spirituelle ? Une méditation, un repos de l’âme.. Ne dit-elle pas dans une interview récente :

“Cette musique, c’est l’expression de la part la plus personnelle de ce que je suis, quelque chose que je ne comprend pas forcément. Parfois, quand je joue, je me perds complètement, je m’abandonne d’une façon qui ne m’arrive jamais dans d’autres contextes. Je sais que je chante pour quelque chose qui me dépasse, que je ne comprends pas. Certaines de ces chansons me sont venues pendant des rêves. On peut parler d’une connexion spirituelle.”

Mariee SIoux est une amie d’enfance d’Alela Diane, sa musique aussi est une amie d’enfance de celle d’Alela ! D’ailleurs, lors de la dernière tournée de Diane en France, Mariee en assurait la première partie !!

Alors, toute affaires cessantes, installer vous confortablement et embarquer pour les grands espaces…

QUINCAILLE CULTURE EST L’INVITE DU MOIS DE PIERRETTTE TCHERNIO…

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Aujourd’hui, mercredi 25 septembre, vous pourrez lire un article de Quincaille Culture sur les films de science-fiction « adulescents » mais pas ici !!

En effet, Quincaille Culture est l’invité du mois du blog « Les carnets de Pierrette Tchernio », un super blog de critiques de films… Sans concession, sans à-priori, Pierrette nous livre avec conviction ses critiques sur les films000

Pour lire l’article :

Les cahiers de Pierrette Tchernio

MAXIME CHATTAM – LA PROMESSE DES TENEBRES

Maxime Chattam situe ce romanpromesse_des_tenebres  à New York; ville que l’on vante la plupart du temps pour sa verticalité, ses gratte-ciel et autres buildings partant à l’assaut du ciel… Mais ici, ce n’est pas cet aspect de New York qui intéresse Chattam, bien au contraire, ce sont  les sous-sols de la grosse pomme qui seront le terrain de jeu des protagonistes de cette histoire…

New-York, hiver 2000. La vie de Brady O’Donnel, journaliste indépendant, bascule le jour où il accepte de rencontrer une starlette de films X. Mais la jeune femme se tire une balle en pleine tête devant lui après avoir murmuré d’étranges mots. Brady s’enfuit. Sa femme, Annabel, flic à Brooklyn, se voit confier l’enquête sur ce qui pourrait être un homicide déguisé. Commence alors une course poursuite vers la vérité, une enquête qui va disséquer l’Homme dans ce qu’il a de plus primitif… Brady va être plongé dans l’univers du hard underground, et dans sa quête de la vérité, il va être confronté au « peuple-taupe » sorte de tribu de SDF qui vit sous la ville dans les galeries abandonnées du métro.

Portrait d’un couple confronté à ses démons, plongée dans le milieu du hard et des perversions les plus inattendues, une enquête où crime et sexualité sont indissociablement mêlés. 

La description de ce « peuple-taupe « est particulièrement impressionnante ; surtout que l’on ne sait toujours pas s’il s’agit d’un « hoax » ou d’une réalité; des livres ont été écrits à leur sujet mais existent-ils réellement ?

On retrouve ici le style et les obsessions de Maxime Chattam. Un style percutant, parfaitement adapté à ce genre de thriller, qui ne laisse aucun répit au lecteur. De chapitre en chapitre, on ne peut abandonner cette histoire pleine de rebondissements… Un récit qui flirte toujours avec le fantastique (les vampires…) mais qui sait rester dans un récit crédible. Les personnages sont intéressants, jamais caricaturaux…

A noter que ce roman est le prélude à la « Trilogie du Mal » de Chattam : L’Ame du Mal, In Tenebris, Maléfices. (où deux des personnages principaux de ce livre vont ré-apparaître)