Archive pour mai 2013

WOODKID – THE GOLDEN AGE

woodkid-golden-age-coverVoilà qu’après le temps du spectacle vivant, du concert aux Curiosités du Bikini, vient le temps de l’écoute du disque…

Woodkid, de son vrai nom Yoann Lemoine, s’est d’abord fait connaître comme réalisateur de publicités et surtout de clips pour des artistes aussi variés que : Yelle, Nolwenn Leroy, Moby, Katy Perry, Lana Del Rey, Rihanna… Aujourd’hui il nous livre son premier album « The Golden Age. » Et la surprise est grande… Du rock symphonique…peut être… car2894-woodkid-a-devoile-le-28-janiver-un-570x0-1 difficile de catégoriser cette musique qui emporte l’adhésion dès la première écoute… Grands espaces, heroic fantasy, chevaliers en armures, telles sont les images que nous suggèrent cette musique faite de percussions tribales et d’envolées lyriques. Cela faisait longtemps qu’un disque « français » n’avait pas apporté un tel souffle de nouveauté et d’originalité !

Comme un véritable artiste, Woodkid crée un univers où musique, clips, tatouages et look des musiciens concourrent  à l’élaboration d’une œuvre d’une grande cohérence.

A vous de juger grâce aux clips ci-dessous :

Publicités

GABRIELLE BELL – CECIL ET JORDAN A NEW YORK (BD)

gabrielle-bell-cecil-et-jordanGabrielle Bell est née à Londres en 1976; c’est une créatrice de bande dessinée connue pour ses histoires surréalistes, tristes et mélancoliques. Ces récits sont souvent auto-biographiques ou inspirée par sa vie…

Ici particulièrement, on peut penser qu’elle a  mélangé ses histoires personnelles à des digressions oniriques et poétiques. L’installation d’un jeune couple à NYC se rattachant plutôt à son histoire et la jeune fille qui se transforme en chaise au…surréalisme…

J’apprécie, pour ma part, beaucoup son dessin, son style épuré et précis. variant tout au long de ces petites histoire (11 au total) d’un style à l’autre : bichromie, aquarelle, noir et blanc…

Les histoires ne bénéficient pas toutes d’un scénario d’une même qualité, mais une fois que l’on est rentré dans l’univers de cette auteure, on lit tout ce livre avec un réel plaisir.

STEVE SEASICK – HUPCAP MUSIC

hubcap_musicBluesman, Steve Seasick l’est depuis les années 60.. Né à Oakland (Californie) en 1941, il a côtoyé les plus grands tout au long de sa carrière : Janis Joplin, John Lee Hooker, Kurt Cobain, pour ne citer qu’eux… Il a attendu 2004 pour sortir son premier album solo : »Dog House Music ».
Son allure débonnaire et sympathique, ses tenues improbables de fermier américain nous le font apparaître comme un « hobo » du Midwest !

Aujourd’hui, il sort un nouvel album, « Hubcap Music », toujours marqué du sceau du blues… et du meilleur !!!

Partons donc avec lui pour l’Amérique profonde, celle des fermiers et des cowboys ( voir le clip ci-dessous : « Down to the farm »); d’ailleurs des bruits de moteur (tracteurs ?) introduisent le premier morceau du disque pour nous amener justement « Down on the farm » !

Et puis, à partir de là, on peut se laisser guider, et écouter ce guitariste hors-pair. proche de ZZ Top, seasick_steve_hard_rock_calling_200902_website_image_gallery_standardparfois, de CCR ou Led Zeppelin, souvent (Le bassiste et claviériste de Led Zep participe à l’album !), Steve Seasick garde pourtant un style très personnel. Et même la présence de Jack White (ex White Stripes) sur un morceau « The way I do », se fait dans le respect du « maître » des lieux même si l’on repère de suite la guitare de White !!

Bref, un grand album pour les amateurs de blues; à écouter sans modération (et même en buvant un petit Bourbon du Kentucky !).

http://www.seasicksteve.com/

PATRICIA PICCININI – DES MONSTRES…

moster1Des monstres, des monstres hyperréalistes… Une contradiction de prime abord, puisque ces monstres viennent directement de l’imaginaire de Patricia Puccinini, une plasticienne australienne, ils ne peuvent pas être réalistes, et encore moins hyperréalistes…

Revenons à la définition que donne le Larousse du mot « monstre » : être vivant présentant une importante malformation / monstrueux : d’une laideur effrayante.

L’origine étymologique vient du latin « monstranum » qui veut dire « montrer »…

On est donc à la base du travail de Puccinini : montrer des créatures d’une laideur effrayante, des monstres donc ! Ceux-ci  correspondent donc bien à la définition et à l’étymologie du mot « monstre »…

Ce sont, pour la plupart, des monstres anthropomorphes qui nous renvoient à nos frayeurs enfantines… Terreurs venant des contes pour enfants où l’ogre dévorait ses proies…

Grâce à du silicone, des matériaux plastiques et organiques, des poils, Patricia Puccinini créé ces sculptures que l’on pourrait  croire sorties d’un film de David Cronenberg… La référence aux films de science-fiction ou d’horreur est flagrante… Ces œuvres ne sont pas sans rappeler celles de Ron Mueck en plus « horribles ». Elles s’inspirent d’un « pionnier » du genre qui s’appelle Duane Hanson, célèbre plasticien anglais (je vous en reparlerai bientôt…). Elle se situe dans une idéologie « écologique », contre une trop grande avancée de la technologie qui pervertirait notre époque. Son travail serait une ode à la vie « naturelle » contre les clonages et tripatouillages génétiques…

Aux confins de la nature, de la science, de la biotechnologie, l’artiste  provoque chez le spectateur une émotion réelle qui peut aller de l’effroi à la tendresse…

A vous de juger avec les photos ci-dessous, mais attention ! L’expérience peut se révéler traumatisante !

2-Patricia-Piccinini-bulkka6

3-les-monstres-de-patricia-piccinini-photon-2-patri

4-8zPA3QUp5fbelRGrosbiATl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJ

5-surrogate_for_the_northern_hairynosed_wombat

6

7-les-monstres-de-patricia-piccinini-photon-4-patricia-piccinini_71320_w460

8-sculptures_by_Patricia_Piccinini39

9-monster2

10-sculptures_by_Patricia_Piccinini22

11

12

un peu plus de monstres….

LE BIKINI – TOULOUSE – LE WEEK END DES CURIOSITES 23-26 mai

CURIOSITESD’abord un grand merci à l’équipe du Bikini d’avoir organisé ce VRAI festival de musique à Toulouse…

Trois jours de concerts de musique … et d’amour ? euh non, ça c’était ailleurs… Retrouver une ambiance de festival le long du Canal du Midi… quel plaisir ! Et on se prend à rêver à un plus grand festival, avec plus d’artistes, avec plus de scènes…

Pour ma part, j’ai été aux concerts de vendredi et dimanche. Bonne ambiance et grande affluence malgré le temps exécrable de vendredi..

Alors des curiosités ! Oui quelques unes et quelques valeurs confirmées…

Je ne parlerai ici que de ce qui m’a plu…

Vendredi – deux groupes ressortent largement de cette soirée ( deux vidéos ci-dessous pour vous donner une idée):

Anakronic Electro Orchestra : mélange de musique yiddish et d’électro, ce groupe revisite la musique ashkénaze (Europe de l’Est) en lui donnant un sacré coup de jeune (post à venir ici-même !)

Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra : on ne présente plus Emir Kusturica,emir_kusturica_the_no_smoking_orchestra_fete_ses_10_ans_rubrique_article_une non seulement cinéaste (lauréat de la Palme d’or à Cannes pour) mais aussi leader de « band », de groupe de musique « tsigane », véritable ode à la liberté…Et quel sens du spectacle et de la mise en scène (normal avec Kusturica !) Une véritable profusion de sons, de danses, de musiques de films (eh oui !) : un plaisir jubilatoire !

Dimanche : très bonne programmation, et meilleur temps !

La femme : Nouveaux venus sur la scène « rock », ces jeunes biarrots assurent sur scène et malgré leur très jeune age produisent un spectacle d’une grande qualité… Entre « Taxi Girl’, les années 80, de l’électro et un modernisme certain, notre cœur a chaviré… (voir mon post ici !)

Benjamin Biolay : égal à lui-même, ceux qui aiment ont adoré, les autres (dont je suis) ont apprécié… Sympathique, certainement, mais bête de scène, assurément pas… Et cette configuration en plein air ne lui convient pas vraiment.woodkid

Woodkid : La « vraie » révélation (pour moi !) de ce week-end ! Difficile à définir, la musique de ce français exilé à Brooklyn (NYC), rock symphonique peut-être… En tout cas, sur scène, un spectacle complet et abouti ! (post à venir ).

MISCELLANEES – LES CHANSONS

Capture d’écran 2013-03-29 à 10.50.24(4)

Après les groupes de rock le 31 mars, les films le 7 avril, les chanteuses et chanteurs le 14 avril, les villes le 21 avril, les séries télévisées le 28 avril, les écrivains le 5 mai, les pays le 12 mai, les réalisateurs le 19 mai et avant les peintres le 2 juin, voici aujourd’hui les chansons de légende.

CHANSONS

1 – Avec le temps – Léo Ferréferre-leo

2 – Quand on n’a que l’amour – Jacques Brel

3 – Imagine – John Lennon

4 – Riders on the storm – The Doors

5 – La nuit je mens – Alain Bashung

6 – Bohemian Rhapsody – Queenpodcast_jacques-brel_a_0

7 – Baba O’Riley – The Who

8 – Confidentiel – Jean-Jacques Goldman

9 – Shine on you crazy diamond – Pink FloydJohn+Lennon

10 – Smoke on the Water – Deep Purple

Encore une liste très personnelle bien sûr, et très difficile à terminer !! Comment éliminer : deux ou trois chansons des Beatles (Hey Jude, Come Together, Yellow Submarine…), tout Dire Straits, une dizaine de Francis Cabrel, The Sound Of Silence de Simon & Garfunkel, et U2…. (Sunday Bloody Sunday, With or Without you…)… A vous de modifier, compléter cette liste et de le publier en commentaire !!

Paroles « Avec le temps « 

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
On oublie le visage et l´on oublie la voix
Le cœur, quand ça bat plus, c´est pas la peine d´aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c´est très bien

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
L´autre qu´on adorait, qu´on cherchait sous la pluie
L´autre qu´on devinait au détour d´un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D´un serment maquillé qui s´en va faire sa nuit
Avec le temps tout s´évanouit

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
Même les plus chouettes souv´nirs ça t´as une de ces gueules
A la gal´rie j´farfouille dans les rayons d´la mort
Le samedi soir quand la tendresse s´en va toute seule

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
L´autre à qui l´on croyait pour un rhume, pour un rien
L´autre à qui l´on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l´on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l´on s´traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
On oublie les passions et l´on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps…
Avec le temps, va, tout s´en va
Et l´on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l´on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l´on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l´on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment… avec le temps… on n´aime plus

VAMPIRE WEEK END

modern_vampiresNew-yorkais, si New-yorkais, tellement New-yorkais.. Le groupe « Vampire week-end » est originaire de New York et ils le revendiquent haut et fort… D’ailleurs ils qualifient eux-mêmes leur musique de « Upper West Side Soweto » (Upper West Side est un quartier de New York, situé au nord-ouest de l’île de Manhattan, entre Central Park et l’Hudson River), traduisant ainsi le mélange musical qu’ils affectionnent entre pop américaine et rythmes africains… New York aussi présente dans leurs clips et de quelle manière !!

Pour les amoureux de cette ville (dont je fais partie !!), le clip de « Step » est un véritable cadeau… Les lieux filmés, le noir et blanc, la musique bien sûr, nous transporte dans la »Grosse Pomme » évoquant même par instants le fabuleux « Manhattan » de Woody Allen. (à vérifier ci-dessous…).

Bref, un groupe très sympathique, issu de l’Université Colombia, et qui nous livre un album fort agréable à écouter!!